Japon, Lifestyle, Tokyo, Voyage

{ Tokyo no°8 } Bilan d’un mois de cours dans une école de Japonais

Bonjour tout le monde!

Tout d’abord, je suis désolée du retard que j’ai pris avec cet article qui me tenait à coeur. Je pense que je cherchais des excuses pour ne pas le publier par peur ou timidité. Je en sais pas! Cet article est donc un petit bilan d’un mois de cours de langue au Japon! Je me suis obligée de faire un petit disclaimer avant de réellement commencer l’article mais…. Je suis partie en partenariat avec ma fac et que j’ai eu plus d’avantage que si je partais seule. Ce partenariat a été une chance incroyable dont j’ai saisi l’opportunité. Dans cet article, je ne vais pas aborder tout ce qui est administratif mais plus les cours et l’école en eux-même 🙂

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Quartier près de la gare de Shinjuku

J’avais cours tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h50  à 12h30. Bien sûr, nous avions des pauses de 5min toutes les 50min et une pause de 10min à 10h35. Les classes étaient des groupes de niveaux, élaborés après un test d’écrit et d’oral. Ainsi, dans ma classe, nous étions 14 élèves de 3 nationalités différentes: Français, Taïwanais et un Chinois. La journée était divisée en 3-4 cours différents: grammaire, oral, keigo (japonais poli) et compréhension écrite. Chaque jour, nous avions un test sur 15 kanji, l’écriture dérivée du chinois, choisis la veille par le professeur. Enfin, pour terminer sur les cours en eux-même, j’avais un professeur différent par jour. L’après-midi, nous avions des activités culturelles, des échanges avec des japonais et des visites. Par exemple, pour tout ce qui est culturel, il peut y avoir de la cuisine, de l’ikebana, l’art des fleurs, le port de kimono. De plus, une matinée a été consacré à la culture dans une bunkashitsu 文化室, qui est une salle pour apprendre la composition d’une washitsu 和室, une salle japonaise. Autre exemple, le fait de pouvoir aller à un matsuri en yukata, porter des vrais kimono. Il y’a  eu également des échanges culturels, avec des japonais d’une association. J’ai pu apprendre plus grâce à un quizz sur le Japon après avoir papoter avec un japonais, dans un petit groupe composé de 2 Taïwanais et d’une autre Française, en plus du Japonais. Quant aux visites, le quartier de Asakusa, le Musée Edo-Tôkyô et les Ooedo Onsen Monogatari étaient proposés. Et un voyage en bus a été fait jusqu’à Iyashi no sato.

En ce qui concerne les professeurs, deux des professeurs parlent français; l’une d’elle nous a d’ailleurs aidé pour tout ce qui est administratif. Etant donné que le Japon et les pays sinophones sont très proches, plusieurs professeurs parlent chinois. Après, l’anglais est très souvent possible n’a utilisé qu’en dernier recours 😉 Le directeur de l’école est à mourrir de rire, très jovial. De manière général, tous les professeurs sont très ouverts, à l’écoute et pour beaucoup, jeunes, autours de la petite trentaine je dirais! (Rappelez-vous que donner l’âge à un japonais est dur). Une de mes professeurs nous a conseillé des quartiers pour visiter, où acheter des cadeaux, entre autre. De plus, lors des essayages des kimono, elles nous parlent, pour un peu en savoir plus sur la France, si nous avons déjà fait ceci ou cela, etc. Enfin, bien sûr, lors des sorties, ils sont tous très ouverts, nous prennent en photo quand on galère à prendre des selfies. Lors de notre cérémonie de remise de diplôme, j’ai pris des photos avec eux tellement ils étaient cool! Je garde de bons souvenirs avec eux 🙂

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Ensuite, les cours et principalement mon niveau de japonais, je sens que celui-ci a augmenté et que j’ai plus confiance quand je parle. Il faut savoir que, quand on apprend une langue, on la l’écrit mieux qu’on la comprend à l’oral qu’on la parle. Il faut accepter ceci. Le fait de revoir un peu quelques bases fait toujours des bien mais ce que j’ai apprécié le plus est de voir des points de grammaires que je n’avais pas encore abordés en cours ou très rapidement et que je n’avais forcément compris. Revoir dans un petit groupe, plus lentement qu’en cours est toujours positif! J’ai pu revoir des points grammaticaux importants dans la langue japonaise que j’avais vu à la fin de l’année, ce qui m’a aidé à me rappeler de certains verbes, de me dire  » il faudra que je fasse ceci quand je serai en France, avant le début des cours ». Comme dit plus haut, presque aucun professeur est francophone, ce qui nous oblige à comprendre par nous mêmes et non pas par des « Alors cette forme sert à exprimer ceci ». Bien sûr, je n’ai pas toujours tout compris et j’ai du demander à une amie de L2 pour mieux comprendre mais j’ai au moins essayé! De plus, les textes abordés en cours nous permettent d’apprendre un autre vocabulaire, plus centré sur un thème qu’on en verrait pas forcément en cours « normaux ». Je pense en particulier au vocabulaire pour le tremblement de terre. J’ai du voir le mot  » tremblement de terre » et « magnitude » et c’est tout. Or, il est toujours important de connaitre ce vocabulaire au Japon.
Pour le support, j’avais un carnet où je notais vocabulaire,  les formes apprises et je ré-écrivais le tout, au propre, sur les pages suivantes. J’ai également acheté un cahier pour les tests de kanji. C’est plus facile pour rendre au professeur, plus facile que des feuilles volantes qui seront froissées et nous avons tout à un même endroit. Etant donné que les cours de grammaires sont des photocopies, j’ai également acheté un porte-documents tout à fait adorable! Je laissais les points déjà abordés dans l’appartement que j’avais. Ainsi, tous les jours, j’allais en cours avec mon carnet. Quant au cahier pour les kanji, le professeur nous le rendait tous les jours pour la dicter avant qu’on lui rende.

Ce que j’ai aimé est de pouvoir parler  et de se tromper sans réellement avoir peur d’être jugé par les autres. Je pense que j’arrive à parler un peu plus aisément en japonais comparés à avant. Etant entourés de japonais, entendre japonais tout le temps, en cours comme en dehors, nous aide à former notre capacité d’écouter, à mémoriser certains mots, des formes, inconsciemment. Je me suis surprise à retenir certains formes, certains mots ou expressions à force de l’entendre. Il faut réellement écouter la langue pour mieux la parler et je l’ai réalisé en partant au Japon. En effet, avant, je ne regardais que peu de séries/films en Japonais ce qui est une réelle erreur! Pour améliorer son oral, il faut écouter et surtout oser parler et oser se tromper. Personne apprend une langue en un clin d’oeil, sans se tromper. Il faut oser se parler, avec les professeurs, les vendeurs, des personnes qu’on rencontre. Lors des cours d’oral, nous sommes mis dans des situations concrètes comme aller au médecin, appeler quelqu’un  de plus haut placé, proposer un rendez-vous, en refuser un, etc. De plus, même en dehors des cours, le professeur tente de nous faire parler en posant des questions sur notre week-end, si on va bien après un typhon. Enfin, toujours en ce qui concerne l’oral, toutes les activités sont en japonais 😉

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Petit taiyaki à Nikkô

L’air de rien, avoir tous les jours 4h de cours est assez fatiguant quand on n’est plus habitués mais reste une bonne opportunité pour améliorer ses capacités en japonais (ou dans tout autre langue étrangère). Avoir des classes langues et de cultures faites par des natifs permet d’aborder l’apprentissage d’une langue sous un autre angle. J’avais eu une petite baisse de moral après mes partiels, surtout face à certaines notes (coucou structure et oral) mais le fait d’être allée au Japon, de pouvoir parler, écouter la langue, bref, mettre réellement en pratique tout ce que j’ai étudié permet  de redonner un petit coup de pouce et de nous remouiller bien fort.

En ce qui concerne l’école en elle-même, il s’agit de la Tôkyô International Japanese School  東京国際日本語学院 à Shinjuku. Le site officiel est disponible en Japonais, Anglais, Français, Coréen, Viêtnamien, Mandarin et Cantonais. Je vous laisse le lien vers le site en français juste ici. La professeure francophone est très gentille et à l’écoute, répondant rapidement aux mails. Le prix indiqué pour les inscriptions ne comprend pas certaines activités et les sorties et le logement ~

 

J’espère que cet article assez différent vous a plu et que j’ai pu vous éclairé sur mes raisons de mon voyage au Japon. Pour tout vous avouer, cette idée d’article m’a été donnée dans un commentaire.  Et comme vous l’aurez compris, je ne regrette pas mon mois de stage, loin de là! En tout cas, j’espère que ma série sur le Japon vous a plu! J’ai pris un grand plaisir à partagé certaines photos 😀

 

Je vous fais plein d’énormes bisous ❤

 

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11 réflexions au sujet de “{ Tokyo no°8 } Bilan d’un mois de cours dans une école de Japonais”

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