Japon, Tokyo, Voyage

{ Tôkyô no°7 } Nikkô, la ville de lumière de temples

Bonjour tout le monde!

Comment allez-vous? Mon séjour au Japon a touché à sa fin. Ce me fait tout bizarre d’être rentrée en France. Avant de partir, j’avais envie d’aller à Nikkô, la ville de lumière, nichée dans les montagnes.

 

 

Nikkô se situe à environ 140km de Tôkyô, vers le Nord-Est,  et possède de nombreux temples et sanctuaires dont certains sont classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa vieille ville nous transporte dans une autre époque, au calme, loin de la foule de Tôkyô. De nombreuses boutiques longent les rues principales, nous permettant de dénicher des cadeaux idéals pour souvent pas trop chers avec tout le charme Japonais! Les habitants et vendeurs sont très chaleureux, souriants. La ville est nichée dans les montagnes japonaises, les Alpes Japonaises, dans la préfecture de Tochigi mais est limitrophe à la préfecture de Fukushima et celle de Gunma. De plus, la verdure est omniprésente, recouvrant presque 90% de la ville. D’un point de vue historique, la ville a été choisie par le premier Shogun Tokugawa de l’ère d’Edo (1600-1868) pour fonder le Tôshô-gû, temple imposant et très coloré! Par la suite, une route directe avec Nikkô et Edo (Tôkyô) est alors créée.

Nous avons pris le train pour Nikkô à 7h30 à Shinjuku. Il s’agit du Tôbu-Nikkô Limited Express qui part deux fois par jour depuis Shinjuku. Il faut environ 2h jusqu’à la gare Tôbu-Nikkô et compter un peu plus de 4 000 yen pour le trajet.  Rapidement nous quittons donc la folie tokyoïte pour être entourées de montagne. Nous arrivons à destinations à 9h30 et partons directement à pieds pour rejoindre le Shinkyo, un pont vermillon qui traverse une rivière aussi bleu que les lagons polynésiens. Cette rivière est la rivière Daiya. Il est possible de marcher dessus pour 300 yens. Après avoir payé, nous passons sous un torii, marquant ainsi le passage d’un lieu profane à un lieu sacré. Dès lors, nous sommes entourées de forêts qui offre de diverses nuances de verts, d’une lumière incroyable. Au bout du pont se trouve un petit coffre pour offrandes étant donné qu’un petit sanctuaire se situe de l’autre côté de la route. Le pont semble être tout à fait banale mais le contraste et le mélange de couleurs le rend incroyable, magnifique. Nous sommes transporté dans un autre monde. Ce pont marque l’entrée des divers sanctuaires et temples de la ville. Il n’est pas sans rappeler que le rouge vermillon est la couleur sacrée dans le shintô, la religion dite purement japonaise. De plus, il est classé dans le Patrimoine Mondial de l’Humanité

 

 

Depuis ce petit pont, nous avons pu rejoindre les principaux temples de Nikkô. Il faut avoir que la plus part des temples sont partiellement en rénovation jusqu’en 2019-2020. De plus, il n’est pas rare de voir des interdiction de prendre des photo en ce qui concerne l’intérieur des temples, pour ne pas abimer les statuts. De plus, les principaux temples et sanctuaires de Nikkô sont réunis dans le Parc National de Nikkô. Le Shinkyo s’y trouvant juste à coté, nous sommes allées à pieds au Rinno-ji, un des temples en rénovation.

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Omikuji attachées à un arbre

Le Rinno-ji est un temple Tendai qui a été fondé pendant l’ère Heian (794-1185). A l’intérieur du temple se trouve deux statuts de Kannon, la déesse de la Miséricorde. L’une d’elle est Bato Kannon et l’autre est Sensu Kannon. De plus, une statue de Bouddha est également présente. Toutes ces statuts mesurent environ 8m. Actuellement en travaux, il n’est pas possible de prendre des photos ): Néanmoins, la vue depuis l’entrée du temple est sublime! La visite se fait dans le calme, dans ce temple au frais. Nous pouvons également voir des statues de moines historiques méditants, tel que le moine fondateur de Nikkô. Comme presque tous les temples Japonais, le Rinno-ji est payant, avec une entrée à 400 yens. Il est cependant possible d’acheter un billet combiné pour le Rinno-ji et le Taiyu-in! Ce temple comporte 15 bâtiments, qui ne sont pas tous payants, mais surtout le mausolée de Iemitsu Tokugawa, le troisième Shogun. Enfin, il s’agit également d’un temple classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

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Vue depuis le Rinno-ji

 

Le Tôshô-gû est l’un des sanctuaires les plus connu de Nikkô et pour cause! Il est le sanctuaire où se trouve la tombe de Tokugawa Ieyasu. De plus, ses façades sont taillées en bois et peintes de diverses couleurs. Dès que nous arrivons, nous voyons un immense torii en pierre, ishitorii. Face à nous se dresse l’entrée en bois du temple. Du vert, du rose, du blanc, du bleu se mêle alors à la forêt. Le Tôshô-gû est l’un des sanctuaires les plus chers que j’ai visité, le billet coutant 1300 yens. Cependant, dans ce billet est combiné l’entrée du temple et l’entrée du Nemui Neko (Sleepy Cat), endroit où se trouve dans dépouille de notre cher shogun!

 

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Yomei-mon

Le sanctuaire est composé de plusieurs autels, tous dédié à une divinité différente. Il faut noter qu’une des icône récurrente est celle des 3 singes de la sagesse. Pour petit rappel, 見猿 est l’aveugle pour  « Ne vois pas », 聞か猿 le sourd pour  » N’écoute pas » et 言わ猿 le muet pour « Ne dis pas ». La version chinoise résume en « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal ». Il est possible d’acheter des omamiri, ces amulettes, des straps, des omikuji, ces petites prédictions écrites qu’on pioche, à l’effigie de ces singes 😉  C’est à ce niveau que se troue la pagode à 5 étages, Gojûnotô, peinte principalement en rouge.
Le sanctuaire est situé sur une colline, coupant le temple en deux. On y accède par la Yomei-mon, porte actuellement en travaux 😦 Cette porte est décorée par plus de 500 animaux sacrés! C’est dans la seconde partie que nous pouvons accéder à la tombe de Ieyasu. Pour la voir, il faut monter des nombreuses marches et traverser un peu la forêt par une petite chemin de pierre. Il s’agit de la partie Nemui Neko. Une fois arrivé au dessus, nous marchons autours de la sépulture de Ieyasu et pouvons prier soit vers un petit autel soit vers les arbres sacrés. Nous pouvons les reconnaitre par leurs cordes torsades rouges noués au tronc! Cette fois-ci, les omamori et les omikuji sont à l’effigie du chat ^^
J’ai été impressionnée par ce sanctuaire dont nous voyons les photos des guides de voyages sur le Japon! J’ai apprécié ce sanctuaire que ce soit pour son architecture mais également pour son ambiance!

 

 

Un temple bien plus petit et tout aussi beau, le Futarasan-jinja. Ce sanctuaire est dédié à la mère, le père et l’enfant, laissant une immense place à l’amour. De plus, il est également dédié à Ôkuninushi, la divinité de la Terre, des Affaires et de la Médecine. Ce sanctuaire ne paie pas de mine, semblant être tout simple, petit. Il faut cependant aller un peu plus loin et surtout monter dans un peu dans ses hauteurs pour y découvrir sa beauté!  L’entrée est à 200 yens, ce qui est raisonnable.  Plongé dans les montagnes, il comporte de nombreux arbres sacrés. Un peu comme nos fontaines sacrées, il y avait un petit endroit sacré pour lancer des coeurs en bois où l’on écrit un voeux amoureux.  Il faut ensuite le lancé et plus il arrive proche du coeur en bois principal, plus il a de chance de se réaliser!  Juste à côté, un petit étang qui apporte encore plus de calme. Encore une fois, certains arbres sont sacrés. De temps à autre, sur une grosse pierre sont posés de nombreux cailloux blancs avec des voeux écrits dessus.  Bien sûr, le temple compte divers autels, toujours pour des divinités de l’amour différentes. 23 autels sont d’ailleurs classés comme « Biens culturels importants » par le gouvernement Japonais!

 

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Enfin, le dernier temple que nous avons visité est le Taiyu-in.  Celui était très calme étant donné que nous l’avons visité pendant la pause de midi. Nous avions ce temple pour nous, au clame, avec toutes les lanternes de pierres. Le Taiyu-in est également bien décoré avec ses peinture sur bois et ses quatre statues à l’entrée, des esprits protecteurs. Comparé aux autres sites visités, ce temple est relativement petit mais offre une vue spectaculaire sur un jardin. En effet, le bâtiment principal se trouve au dessus d’une colline, nous permettant d’admirer un jardin rempli de lanternes de pierres, de petites cascades, toujours avec cette verdure imposante. Une fois toutes les marches montées, nous passons la porte principale pour faire le tour du temple, toujours très calme et reposant! Il agit un peu comme un jardin secret!

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Finalement, nous sommes reparties de Nikkô un peu avant 16h pour arriver à Tôkyô à 17h45, à Asakusa.  Le temps d’une journée, on peut oublier la folie de Tôkyô et se permettre un voyage dans le temps revenir au début de l’époque d’Edo et avoir l’impression d’être dans un des film de Miyazaki…! Nikkô est une ville qui fait du bien, qui calme. Le tourisme là-bas n’est pas un tourisme de masse comme à Tôkyô mais un tourisme qui aimerait plus découvrir le Japon traditionnel, dans le calme.

J’espère que cet dernier article sur mes sorties au Japon vous a plu et que je vous ai un peu fait voyager!

Plein de bisous ❤

 

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5 réflexions au sujet de “{ Tôkyô no°7 } Nikkô, la ville de lumière de temples”

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