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{ Voyage no°2 } Découvrir un pays autrement

Bonjour tout le monde! J’espère, comme toujours, que tout va bien pour vous, que vous allez bien. Personnellement, mes partiels arrivent bientôt et je n’ai qu’une seule envie, celle d’être en vacances pour me reposer!
 
En parlant de vacances, mon article d’aujourd’hui va porter sur ces livres d’auteurs japonais que j’ai lus ou que j’aimerais lire avant fin juillet. Pourquoi? Pour moi, et comme beaucoup je pense, voyager passe aussi par les livres et j’ai envie, ici, de vous dévoiler ces auteurs qui nous font voyager dans divers Japon de diverses époques. Certains de ces auteurs sont très connus (vous peut-être comprendrez en voyant la liste) d’autres très peu connu. J’en ai découvert un, par exemple, il y a 2 mois grâce à un cours de traduction. Parfois, les livres demandent quelques connaissances historiques mais ne vous inquiétez pas, je vous laisse liens vers les pages Wikipédia qui résument simplement des périodes parfois complexes. De plus, vu la longueur de l’article, je pense faire une deuxième partie consacrée aux auteurs et oeuvres plus contemporaines (comprenez post-Seconde Guerre mondiale) étant donné que dans celui-ci, je vais principalement dévoiler les oeuvres traitant d’un Japon ancien. Dites-mois si une deuxième partie vous tente!
J’espère vous faire découvrir des petites perles, vous donner envie de lire des romans japonais qui sont très différents des romans occidentaux!
 
 
L’historique Yasushi Inoue
 
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La mort violente est le sort réservé aux guerriers, nul n’y peut rien. Je conserve mon ressentiment envers le responsable de la mort de ton père, mais n’oublie pas que c’est aussi grâce à lui que ma vie et les vôtres ont été épargnées, et que nous avons vécu en paix jusqu’à ce jour.
Le château de Yodo
 
Yasushi Inoue est né au début du XXème siècle, en 1907, et est mort en 1991. Plutôt discret, il reçoit de nombreuses distinctions littéraires comme le Prix Akutagawa en 1949 pour sa nouvelle Combats de taureaux. L’univers de prédilection de Inoue est la fin de l’époque des Sengoku (1573-1600) et le début de l’ère Edo (1600-1868). A cette époque, le Japon est divisé et connait une guerre civile sans précédent. Différents clans se battent pour avoir le pouvoir, laissant place à des alliances, des trahisons. C’est typiquement à cet époque que l’honneur est important. Les romans de Inoue sont donc bel et bien des romans épiques. Tout en se reposant un peu, nous apprenons sur une époque historique qui est peu connue du Japon. Nous sommes plongés dans ce monde auquel nous pensons quand nous pensons à l’histoire Japonaise. Inoue nous livre un bonne dose de samurai, de bataille, du code d’honneur Japonais. De plus, son style d’écriture est simple, avec des belles phrases sans pour autant être longues et compliquées (coucou Zola et Proust). Inoue nous transmet parfaitement les émotions des personnages, avec leurs joies et peines, leurs doutes. Je me suis beaucoup attachée aux personnages historiques que Inoue reprenait.
 
Vous voulez tenter l’expérience du Japon pré-moderne? Voici mes deux coups de coeurs!
 
La château de Yodo (1955) et Le sabre des Takeda (1953) sont parfaits pour commencer. Pourquoi? Ces livres ne sont pas trop épais, environ 350 pages en fonction du format et de l’éditions. Le château de Yodonarre la vie d’une nièces de Oda Nobunaga, un des personnages importants pour la réunification du Japon, qui devient une des concubines de Totoyomi Hideyoshi, qui est également un des personnages importants de la réunification du Japon. Nous suivons ainsi Chacha, aussi écrit Tchatcha, de son enfance à sa mort, en 1615. Passion, trahison, amour impossible sont au rendez-vous dans ce livre! Le Sabre des Takeda se passe au XVIème siècle, soit à la même époque, raconte l’histoire de Yamamoto Takeda qui rêve d’unifier le Japon alors divisé en nombreuses provinces qui se font la guerre pour le pouvoir. N’ayant pas encore lu ce livre, je ne peux pas vous en dire plus! Je vais essayer de le lire cet été 😉
 
 
 
Celui qui a donné son nom à un prix littéraire, Ryûnosuke Akutagawa
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Oui vraiment, la vie humaine n’est-elle pas comme une rosée ou comme un éclair…
Né en 1892, il est élevé par la famille de son oncle, côté maternel. Il grandit dans une famille traditionnelle, loin de cette occidentalisation toute nouvelle. Il étudie l’anglais dans la prestigieuse université de Tôkyô. Il se marie et a 3 enfants. Néanmoins, touché d’hallucinations, tout comme sa mère folle, il tente de se suicider une première fois en 1927 avant de réussir quelque mois plus tard. Un de ses amis proches, Kan Kikuchi, crée le fameux prix littéraire, très important le Japon, le prix éponyme, le Prix Akutagawa. Les oeuvres de Akutagawa nous mènent dans un Japon fantomatique, étrange, pesant, et ancien. Sous forme de nouvelles, le temps d’une petite centaine de pages, Akutagawa nous fait oublier de notre monde ultra-modernisé.
 
Cette ambiance étrange vous tente? Les principales oeuvres de Akutawaga sont peu chères, dans la collection 2€ chez Folio. Pour cet été, je prévois de lire Rashômonet La Vie d’un idiot et donc, pour vus donner autant envie que moi, voici les quatrième de couverture de chaque nouvelles!
 
 
DansRashômon, un miséreux qui hésite entre le vol et la mort s’abrite de la pluie sous la Porte Rashô, une ruine transformée en charnier. Dans la pénombre du crépuscule, il découvre une vieille hirsute et fantomatique en train d’arracher les cheveux des cadavres..
Violents, étincelants, souvent terrifiants, ces brefs récits plongent le lecteur dans les ténèbres d’un japon de légende, peuplé de sorcières, de brigands et de personnages aussi surprenants qu’inquiétants
 
La Vie d’un idiot Un homme prend le train pour Tôkyô. Un passager lui parle d’un fantôme en manteau de pluie. Quelques instants plus tard, il croise une personne en manteau de pluie, trop léger pour la saison. Dans sa chambre d’hôtel, un troisième manteau est posé sur le dossier de son fauteuil… Autant d’indices de l’engrenage qui entraîne le narrateur vers la folie. Deux nouvelles posthumes de ce grand auteur de la littérature japonaise, terribles pages qui préparent la mise en scène de son suicide…
 
Le brillant Yukio Mishima
 
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L’impossibilité de me faire comprendre est ma véritable raison d’être.
 
Né en 1925, il grandit une partie de son enfance loin de sa mère, avec sa grand-mère maternelle. Il retourne chez ses parents où sa mère l’encourage à lire tandis que son père lui ne dissuade. Vers ses 12 ans, Yukio Mishima écrits se premières oeuvres, toujours soutenu par sa mère. Il est diplômé de l’université de Tôkyô et entre dans le Ministère des Finances en 1947. Après la Guerre, il publie de nombreux livres au point d’être vu comme le premier auteur Japonais qui pourrait avoir le Prix Nobel, avec Kawabata. Néanmoins, ce dernier obtient le fameux prix. Il se suicide en 1970 en suivant le code d’honneur des samurai. 
 
De par la manière dont il s’est tué, Mishima montre clairement son attache aux traditions tout comme le montre ses oeuvres, que ce soit ses romans, ses nouvelles ou ses pièces de théâtre. Dans l’un de ses romans, Le Temple d’or, nous suivons le narrateur qui développe une fascination pour le temple d’or, à Kyoto, mais, une fois vu en vrai, le trouvant banal, trop formel, il décide de devenir soit son propriétaire, soit son destructeur. Pour tout vous dire, ce livre me fait envie depuis longtemps, que ce soit par son titre (le temple d’or est un de mes endroit préféré au Japon) que par son résumé. Mishima a également écrit diverses nouvelles dont celle de Dojoji nous permet de découvrir, dans le recueil du même titre, le style d’écriture fin, précis, de Mishima avec l’amour passionnel et charnel. A travers ces nouvelles, Mishima nous guide dans son Japon mystérieux, traditionnel. A boire au calme avec une tasse de thé vert chaude! 
 
Jirô Osaragi, un homme politique et un écrivain
Né à Yokohama en 1897 et mort à Kamakura en 1972, Jirô Osagari souhaite devenir écrivain depuis la fin de son enfance. Il écrit sa première oeuvre durant ses années lycées. Il effectue ses études supérieures à l’université de Tôkyô, dans le département de sciences politiques. En 1922, il travaille pendant un an pour le Ministère des Affaires étrangères avant de se consacrer entièrement à l’écriture suite au tremblement de terre du Kantô en 1923. Ses écrits sont publiés par feuilleton dans le journal japonais et connaissent un grand succès. Influencé par la littérature française, ses principales oeuvres se déroulent dans son époque. Jirô Osagari reçoit le prix de l’Académie japonaise des Arts en 1950, le prix de l’Asahi en 1952 et est décoré de l’Ordre de la Culture en 1964. Jirô Osagari est, pendant 2 mois, conseiller au sein du cabinet d’un des Premier Ministre Japonais. Après sa mort en 1972, le journal japonais l’Asahi Shinbun crée le prix littéraire Jirô Osagari.
 
L’une de ses oeuvres qui me donne le plus envie est Les 47 Rônins. Un rôninest un samurai qui n’a plus de maitre, livré ainsi à lui-même.  Ce livre est un vrai pavé, faisant plus de 1000 pages, qui me tente depuis longtemps. Ne pouvant donc pas vous en dire plus, je vous laisse avec le résumé de la quatrième de couverte de chez Philippe Picquier! 
L’histoire des 47 rônins est une légende nationale au Japon, l’histoire vraie de 47 samouraïs qui, au XVIIIe siècle, vengèrent leur maître au mépris de la mort, un acte d’honneur et de loyauté absolus selon les codes guerriers du Bushidô. Pendant presque deux ans, ils préparèrent mûrement leur vengeance, plongeant dans la clandestinité, menant en apparence une vie relâchée dans les maisons de jeu et de plaisir, avant de prendre d’assaut la demeure de Kira Yoshinaka, responsable de la mort de leur seigneur, de lui couper la tête et de l’apporter sur la tombe de leur maître.  [ … ] De cet épisode qui a donné lieu à d’innombrables ouvrages, pièces de théâtre, séries et films au Japon, Osaragi Jirô a tiré un roman dont l’originalité est de suivre le point de vue d’un fils de nobles déchus, devenu espion au service de Kira Yoshinaka. [ … ] 




Personnellement, j’achète mes livres à la Fnac ou chez Gibert Joseph. Gilbert Joseph vend également des livres d’occasion sur de nombreux titres, ayant ainsi -25%, voire plus en fonction des livres et des offres! Il est également possible de revendre ses livres avec certaines conditions. C’est toujours une bonne affaire à savoir! Pour les parisiens, Book-Offest mon (très) bon plan pour les livres. Tous sont d’occasion, entre 1 et 5€, en fonction de l’état. Néanmoins, Book-Off ne possède pas de site web avec catalogue, donc impossible de commander sur Internet, se basant sur les reventes des particuliers. Et bien sûr, je commande de temps à autres sur Amazon
 
J’espère que cet article vous a plus! Avez-vous lu un de ces livres? Ca vous a donné envie de le lire? Si oui, le ou lesquel(s)? N’hésitez pas à échanger! Ca sera un plaisir 😀

 

Sur ce, jusqu’à la prochaine fois, prenez soin de vous!
 
Sources: Wikipédia et Babelio
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